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ursidés (+dante)

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Gabriel Rose
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Mar 27 Fév - 23:31
ursidés
Le self. Parmi tout ce que t’avais pu connaître à Xényla, c’était sûrement pas ça qui t’avait le plus manqué. La file d’attente, la bouffe douteuse et surtout, surtout, les plateaux. Tu ne t’étais jamais distingué par ton agilité, et les plateaux étaient vite devenus des objets potentiellement dangereux lorsqu’ils finissaient entre tes papattes. T’avais gâché tellement de plats et de verres que si le lycée avait décidé de te demander de les rembourser, tu serais probablement ruiné à l’heure qu’il est.

Mais à présent, tu ne pouvais plus te permettre de faire ce genre de bêtises. A l’époque, ça faisait rire tes potes, maintenant ça ferait rire les élèves. Ceux pour qui tu es censé représenter l’autorité. Tu connaissais les gosses, principalement parce que t’en avais déjà été un, et tu savais que la moindre erreur te suivrait jusqu’à la fin de ta carrière. Tu te retrouverais sûrement même avec un surnom farfelu et peu flatteur par lequel ils t’appelleraient dans ton dos, murmurant entre eux. Brr, nop, tu ne voulais définitivement pas devenir la risée des petits jeunes.

Alors tu faisais bien attention à tous tes mouvements, à ne pas faire un seul geste brusque qui pourrait malencontreusement faire perdre l’équilibre à ton plateau et à tout ce qui était posé dessus. En soit, pas grand chose pour l’instant. Juste des couverts et un verre - qui te donnait cinquante-et-un ans, d’ailleurs, tu avais vérifié. Tu attendais maintenant ton plat, après être passé devant les entrées sans avoir pu te décider sur l’une d’entre elle et t’être emparé d’un yaourt à la fraise. Enfin, d’un yaourt probablement à la fraise, on ne pouvait jamais être à cent pour cent sûrs lorsqu’il s’agissait de nourriture de cantine, au fond.

Même le plat manquait de gueule. Mais t’allais devoir te faire une raison. Soit la cantine, soit la préparation d’un petit sandwich maison tous les matins. En sachant que, de un, le sandwich ne serait peut-être pas meilleur et que, de deux, te préparer un sandwich voudrait dire qu’il te faudrait sacrifier dix minutes de sommeil. Et ça, tu ne pourrais pas t’y résoudre.

Plateau plein, t’étais près à suivre un collègue, arrivé trois personnes avant toi, jusqu’à la salle qui vous était réservée. Tu n’étais pas sûr d’avoir déjà pu rencontrer cette personne, alors tu te ferais une joie d’aller faire la conversation sur le chemin, et peut-être même l’inviter à ta table, si le courant passait. Tu te demandais ce qu’il était. Professeur d’histoire ? Ouais, tu le voyais carrément être un professeur d’histoire. Il avait ce faciès du mec pas très commode et un peu vieillot. L’archétype parfait de tous les profs d’histoires que t’avais pu avoir dans ce lycée.

T’allais le suivre, mais voilà, il ne semblait pas savoir où se trouvait votre salle. Tu t’arrêtas, peut-être un peu au milieu du passage, en l’observant se diriger vers les tables faites pour les élèves. Hm ? Peut-être était-il nouveau, pensas-tu. Tu n’avais pourtant pas eu vent d’un nouveau professeur d’histoire embauché récemment. Etrange, étrange. Quoiqu’il en était, tu ne pouvais pas le laisser aller manger avec les élèves. Le pauvre, il serait obligé de subir le chahut des gamins et tu sentirais coupable s’il finissait sa journée avec un mal de tête. Fallait dire que ça résonnait vachement, entre les murs du self.

A petit pas rapides, tu l’avais rattrapé de manière à te mettre à son niveau, essayant de le stopper dans sa course sans pour autant te mettre en travers de son chemin. « Hey, hey. Pas par là, pas par là. » Avec précaution, tu avais lâché d’une main ton plateau, le gardant en équilibre à l’aide l’autre, pointant du doigt la porte de salle du personnel. Elle était dans le fond de la cantine et de là où vous étiez on ne pouvait pas vraiment lire ce qu’il y avait d’écrit dessus, mais c’était quand même assez évident qu’il s’agissait de ce que tu étais en train de pointer.

« On sera mieux là-bas, c’est la salle du personnel. Allez, viens ! » Tu lui avais fait un petit signe de la main, l’invitant à te suivre. Tu avais ensuite fait quelques pas en arrière, souriant au peut-être professeur d’histoire. Tu attendais qu’il t’emboite le pas pour te retourner et prendre le chemin de la salle qui tu lui avais indiquée, espérant pouvoir faire un brin connaissance sur la route.
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Sam 3 Mar - 17:30

Ursidés.

ft. Gabriel Rose

Qui aurait deviné que ce type imberbe et louche était un membre de l'administration ?
Pas Dante, en tout cas.

La cantine. Les plateaux repas. L'odeur de friture. L'endroit au taux de concentration d'adolescents pré-pubères le plus élevé au mètre carré de l'établissement de Xényla.

Entre la nourriture molle et sans goût qu'on servait dans leurs assiettes et les bruits des gloussements de jeunes filles vrillant les tympans de tout le monde à un rayon de vingt mètres autour d'elles à chaque fois qu'un individu de type sportif entrait dans la salle, de tous les endroits de l'université, celui-ci était probablement celui que Dante appréciait le moins.
C'est pourquoi actuellement, c'était un homme dépité qui faisait la queue devant le self. Devant lui, quelques adolescents se plaignaient de leur heure de sport du matin. Derrière lui, un brouhaha indiscernable l'informait d'une vague d'affluence qui allait certainement rendre sa pause déjeuner pour le moins fatigante. Sur sa droite, une dame de cantine d'âge mûr lui montrait la salade comme si elle lui faisait le plus beau des cadeaux, le forçant à vaguement essayer de dessiner un sourire sur ses lèvres pour lui faire preuve de politesse. L'effet visuel de cette tentative ressemblait plutôt une sorte de grimace coincée.

Non, définitivement, la cantine n'avait rien d'attrayant.

Mais il avait faim, alors il n'avait pas à se plaindre : quand bien même le riz en purée qu'on leur servait ici n'avait pas de goût, au moins, celui-ci lui tiendrait à l'estomac jusqu'à la fin de la journée. Quand bien même cette salade lui donnait l'impression d'avoir flétri six fois avant d'avoir été lancée dans cette coupole, elle restait une forme de nourriture. Et là, c'était tout ce qui lui importait. Pas le temps de faire la fine bouche quand on reprenait les cours dans moins d'une heure.

Alors ce fut d'un geste las que Dante finit de remplir son plateau, posant machinalement couverts et serviettes à côté de son assiette. Il regardait son semblant de dessert sans grande motivation, plus intéressé par la perspective de sortir de cette cantine une fois son repas fini. Mais pour ça, il fallait d'abord qu'il trouve une place libre. Une place qu'il vit miraculeusement se libérer à une table non loin de lui au moment où il s'écarta du self, comme une réponse à sa prière silencieuse.
Il n'avait maintenant plus qu'à s'y asseoir, manger sa pitance et vite s'en aller de ce repère à boutonneux, sans que personne ne vienne le déranger.La routine, donc. Ou du moins c'est ce qu'il s'était imaginé.

Parce qu'à côté de lui, la silhouette de quelqu'un venait d'entrer dans son champ de vision. Quelqu'un qui semblait tourné vers lui ; peut-être pour lui couper la route, ou simplement par hasard. Quelqu'un qui prit bientôt la parole.

« Hey, hey. Pas par là, pas par là. »

Dante le toisa de haut en bas. Le gamin était probablement tout juste dans la vingtaine, plus petit que lui, un peu élancé, imberbe et pas forcément particulièrement propre sur lui. L'hybride lui trouvait le teint blême, du genre que ces fondus de jeux vidéos se traînaient à cause de leur manque cruel d'exposition à la lumière et bien souligné par d'immenses cercles noirs semblables aux plus grosses cernes que Dante ait jamais vu de sa vie, entourant un regard ne brillant pas nécessairement de l'intelligence la plus foudroyante qu'il soit.
Enfin, sur ce dernier point, c'était plutôt le plateau tangent et menaçant de tomber à tout instant dans la main de cet inconnu qui donnait l'impression que ce dernier n'avait pas inventé le fil à couper le beurre.

Dans tous les cas, cet inconnu qui lui parlait, il avait une tête à avoir tiré un peu trop sur la fumette et à avoir redoublé quelques fois sa première année de lycée. Pas que le grizzly avait un problème avec les redoublants en soi – c’eut été déplacé de sa part, après tout – mais plutôt que le type devant lui avait simplement l'air d'un bel échec scolaire. Et Dante n'avait aucune idée de la raison pour laquelle ce type s'était senti obligé de venir lui adresser la parole.
Il n'eut toutefois pas le loisir de s'interroger davantage à ce propos car bientôt, l'inconnu reprit, un doigt pointé vers le fond de la salle.

« On sera mieux là-bas, c’est la salle du personnel. Allez, viens ! »
« On ? Qui ça, on ? »

Le mouvement avait commencé : les sourcils étaient en marche. « Arrête de les froncer, t'es déjà tout ridé » entendait-il résonner dans sa tête - merci à la voix de sa sœur. « Justement, je le suis déjà » était-il tenté de lui répondre. Il était trop tard pour arrêter leur course de toute façon, ils s'étaient déjà bloqués dans la position à laquelle ils étaient les plus habitués : froncés, pour habiller un regard déjà soupçonneux envers son interlocuteur.

Devant lui cependant, le jeunot avait déjà tourné les talons, se dirigeant d'un pas décidé vers la partie de la cantine réservée au personnel de l'établissement. Une partie qu'ils n'étaient tous deux en aucun droit d'aller fouler de leurs pas de simples étudiants. Mais visiblement, cet élève semblait considérer que cette interdiction ne s'appliquait pas à lui – et était assez fou pour songer entraîner Dante dans sa bêtise avec lui.
Il ne s'en rendait peut-être pas encore compte, mais le grizzly n'allait pas laisser passer ce type de comportement déviant impunément.

Emboîtant le pas du jeune homme aux choix capillaires douteux, Dante réfléchit rapidement tandis qu'il observait le dos de son "camarade". Comme celui-ci ne portait pas son uniforme réglementaire, il était difficile de définir assurément à quelle classe il appartenait ; était-il un étudiant ? ou peut-être encore un élève de cette fameuse classe Origine des laxistes notoires de ce lycée ?
Avant toute chose, il allait falloir qu'il se renseigne un peu à propos de lui. Qu'il parvienne à déterminer si ce jeune prenait ses aises pour la première fois ou si c'était une habitude chez lui de faire cela, pour mieux le traîner dans le bureau des CPE par la suite, une fois qu'il aurait une idée précise du cas devant lequel il se trouvait.

« Hm. Arrête-toi s'il te plaît. »

Le tout était de se faire subtil, de gagner la confiance de ce potentiel délinquant en herbe pour mieux le prendre de revers grâce à son statut de Chargé de Discipline par la suite. S'il était assez amical en lui posant les questions qui l'intéressaient, peut-être la langue du jeune allait-elle se délier plus rapidement.

Alors l'hybride tâcha de détendre les muscles de son visage, dans une piètre tentative de se donner l'air plus chaleureux. Une tentative infructueuse, puisqu'il donnait simplement l'impression d'avoir la mâchoire serrée et les sourcils bloqués lorsqu'il s'adressa à nouveau à l'élève, d'un ton qui ne se voulait pas menaçant.

« Ça te prend souvent d'aller manger là-bas, dis-moi ? » Il marqua une pause, avant de reprendre « C'est quoi ton nom ? »

S'il avait pu croiser les bras en même temps qu'il jaugeait son interlocuteur d'un regard sévère, il l'aurait probablement fait. La présence d'un plateau repas dans les mains de Dante empêchant toutefois cette action, il n'en fit rien - ce qui finalement n'était peut-être pas une si mauvaise chose que cela : au moins, peut-être allait-il sembler un peu moins intimidant et plus amical aux yeux de cet étudiant.





« Don't talk down to me. »

Dante dirige en Sienna.


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Gabriel Rose
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Lun 26 Mar - 20:24
ursidés

Ah, il te suit ! Si c’est pas une bonne nouvelle, ça ! Tu vas pouvoir te faire un nouvel ami ! Ou du moins, faire plus ample connaissance avec l’un de tes collègues, ce qui est déjà pas mal aussi. Bon, pour l’instant il ne t’av pas décroché un mot mais en soit, devoir lancer la conversation ne te dérange pas plus que cela. De toute façon, tu l’avais deviné qu’avec cet renfrogné cet individu ne doit pas forcément se ranger dans la catégorie des loquaces. Ce qui n’est pas ton cas, par contre. Toi tu l’es peut-être un peu trop, même. Mais, si lui ne l’est pas du tout, ça permettrait sûrement d’atteindre un équilibre de sorte à ce que votre duo soit moyennement loquace. Drôle de logique, mais il y a peut-être du vrai là-dedans.

Hm. Arrête-toi s'il te plaît. Hm ? Tu te retournes, l’observant de haut en bas, te demandant pourquoi une telle demande. Si vous restez plantés là trop longtemps vos plats finiront par être froids, et déjà que la bouffe de cantine c’est moyen, froid ça devient à peine mangeable. Tu devrais peut-être le lui dire, que s’il veut parler il peut le faire en marchant. Mais après tu ne sais pas, peut-être a-t-il une condition médicale rare qui l’empêche de réaliser ces deux actions en même temps. Faudrait pas le vexer, hein.

Ça te prend souvent d'aller manger là-bas, dis-moi ? C’est quoi cette question ? Tu fronces les sourcils, plus parce que tu ne comprends pas vraiment ce qu’il essaie de dire que pour signifier un quelconque mécontentement. C'est quoi ton nom ? Ah.. Encore un qui ne le sait pas. Ou peut-être qu’il l’a juste oublié. Ou bien qu’il ne sait pas à quoi tu ressembles. Ou juste qu’il ne le sait pas. Tu soupires, ça t’accable un peu, tu pensais avoir plus marqué les esprits que ça, en tant que CPE.

Tu hausses les épaules. « Bah, ouais, je mange là-bas tous les jours. » Courte pause. « Enfin, sauf le week-end, tu t’en doutes. » Est-ce que ça avait été une tentative d’humour ? On espère pas, parce que si c’est le cas, c’est mauvais. Bon il est vrai, les blagues recherchées n’ont jamais été ton fort, mais tout de même, il y a des limites. A ce niveau-là, c’est manquer de respect à ton interloctueur, si tu crois qu’il va rire à ça, Panda. Alors on dira que c’était juste sur le coup, t’as pensé que ce serait important à préciser, sait-on jamais, qu’il ne s’imagine pas que tu vives dans les entrailles du lycée sept jours sur sept.

« Et je suis Gabriel Rose. Bon, entre nous tu peux m’appeller Gabi, si tu veux hein, pas besoin de formalités. » Tu t’es jamais senti supérieur aux profs, malgré que certains CPE ont tendance à vivre leur place de cette façon. Pour toi, vous êtes tous des collègues, et t’appelles la plupart de tes collègues par leur prénom, alors celui-là n’allait pas faire exception, non ? D’ailleurs, il allait falloir que tu lui demandes le sien. Comme ça, tu pourrais vérifier si tu as vu juste quand tu l’as désigné comme professeur d’histoire, même si tu es parfaitement sûr de toi sur ce coup là, pour être franc.

Ton regard se tourne sur ton plateau. Ah, ça commence déjà à se refroidir tout ça, faut se magner un peu. Sans attendre, tu reprends le chemin en direction de la salle du personnel. Vous aurez tout le temps qu’il vous faudra pour continuer votre discussion là-bas. Il n’y a de toute façon pas grand intérêt à la poursuivre là, en plein au milieu du passage où le risque de se faire bousculer et de tout renverser est loin de l’inexistence. Tu fais à nouveau signe à ton collègue de te suivre. « Bon tu viens ? Ca va finir par être froid si on campe ici encore un moment. »
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Sam 31 Mar - 12:00

Ursidés.

ft. Gabriel Rose

Qui aurait deviné que ce type imberbe et louche était un membre de l'administration ?
Pas Dante, en tout cas.

Entouré d'un cocon invisible dans lequel il faisait abstraction des bruits de fourchettes et de papotages de la cantine, Dante fixait son inconnu aux cheveux décolorés.

À sa demande, l'étudiant frauduleux s'était arrêté dans sa marche, se retournant pour savoir ce qu'il avait bien pu avoir à lui dire. Il avait eu l'air relativement décontenancé par la question de l'hybride et fronça même ses sourcils à son tour, apparemment étonné qu'il puisse lui demander de l'informer de ses habitudes alimentaires. Question à laquelle il répondit tout de même puisque bientôt, ces mots y firent écho :

« Bah, ouais, je mange là-bas tous les jours. » dit-il, en agrémentant ses dires d'un vague haussement d'épaules. « Enfin, sauf le week-end, tu t’en doutes. »

L'écart entre les sourcils de Dante se réduisit dangereusement.

Ce jeunot avait dit cela comme s'il s'agissait d'une évidence mais non, il ne s'en doutait aucunement. Comment pouvait-il connaître les habitudes de ce type alors qu'il le voyait pour la première fois de sa vie ? Il n'y avait aucune logique qui lui dictait la raison pour laquelle cet inconnu était moins enclin à contourner le règlement durant le week-end qu'en semaine. À moins qu'il ne soit qu'un demi-pensionnaire, auquel cas il devait rentrer chez ses parents ces jours-là.
Oui, peut-être était-ce là l'explication que l'hybride cherchait.

Silencieusement, il soupira. En tout cas, il était au moins fixé sur un point : c'était visiblement une réelle habitude de ce garçon que d'aller se sustenter dans un endroit qui lui était interdit. Dante n'arrivait pas à croire que cet étudiant ait pu faire une telle chose sans subir la moindre remontrance avant aujourd'hui. C'était parfaitement honteux d'après lui, mais il allait se faire un point d'honneur de corriger cela, bien évidemment.
Ou du moins, il s'en occuperait dès que ce type aurait franchi le pas de trop - ce qui, s'il en croyait son intuition, risquait de ne plus trop tarder à arriver.

« Et je suis Gabriel Rose. Bon, entre nous tu peux m’appeler Gabi, si tu veux hein, pas besoin de formalités. »

Gabriel Rose, donc.

Dante pouvait maintenant coller un nom sur ce type, un nom qu'il était pratiquement sûr d'avoir déjà entendu avant. Intérieurement, il souriait : si ce nom ne lui était pas complètement inconnu, cela ne pouvait que signifier que cet élève faisait partie de ceux qu'il avait le devoir de redresser et de remettre sur le droit chemin. Une chance qu'il lui soit tombé dessus de lui-même par hasard, pour sûr.

Gabi - il était parfaitement hors de question que Dante l'appelle ainsi, d'ailleurs - promena son regard de l'hybride à son plateau. Plateau sur lequel son plat refroidissait, forcément. Le gamin devait commencer à perdre patience et avoir plus faim que de raison puisque bientôt, il reprit sa marche, lui faisant signe de le suivre tout en reprenant.

« Bon tu viens ? Ça va finir par être froid si on campe ici encore un moment. »

N'ayant d'autre choix que d'emboîter le pas du délinquant juvénile, Dante s'exécuta, comme l'ombre menaçante d'un bourreau collé à sa victime. Gabriel Rose avait fait son choix, celui de ne pas se plier aux règles. Tout ce qu'il restait à faire maintenant n'était plus qu'à lui laisser un ultime sursis, une fois qu'il serait au bord du précipice menant à la chute inexorable vers sa condamnation.

C'est pourquoi lorsqu'ils firent les derniers pas les séparant de la salle réservée aux professeurs, l'hybride n'avait pas dit un mot. Il s'était contenté de suivre, espérant presque pour cet étudiant qu'il changerait d'avis au dernier moment, dans une piètre pirouette digne de l'humour douteux des hooligans ratés. Savait-on jamais, peut-être n'irait-il pas au bout de sa bêtise.
Ou peut-être que si, car le voilà déjà qui était à deux pas de pénétrer dans la salle qui leur était formellement interdite.

C'en était trop pour Dante, qui se racla la gorge avant de prendre les devants pour se placer sur la trajectoire de son camarade. Bloquant stratégiquement l'accès à la salle de son corps - chose plutôt facile, lorsqu'il faisait pratiquement la largeur de la porte - il se retourna ensuite pour planter les pieds face à Gabriel.

« Je ne peux pas laisser passer ça. »

Le ton froid et le regard dur, il toisa le gamin de haut en bas. Il n'arrivait pas à croire que ce type se promenait aussi librement dans la cantine, sans sembler se soucier le moins du monde des conséquences de ses actions. Il était temps de remettre ses pendules à l'heure, avant qu'il ne se complaise totalement à se ficher des règles comme si elles n'avaient pas été mises en place pour de bonnes raison.
Alors il reprit, les rides causées par ses sourcils froncés se creusant davantage à chaque mot qui s'échappait de ses lèvres.

« Gabriel Rose, cet espace est réservé aux membres du personnel et du corps enseignant de l'établissement. »

Il soupira, marquant une pause. Une choses était certaine, il aurait difficilement pu sembler moins amical et avenant envers cet étudiant qu'en cet instant. Mais on ne plaisantait pas avec le règlement, pas en présence de Dante Bartoli. Alors il reprit, toujours aussi froidement.

« Si tu fais un pas de plus pour entrer dans cette salle, je me verrai dans l'obligation d'en informer les personnes en mesure de te sanctionner. »

Exit la gentillesse : dans cette situation, c'était d'une bonne claque dans la figure dont ce hors-la-loi en papier mâché avait besoin pour se réveiller.





« Don't talk down to me. »

Dante dirige en Sienna.


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